Natures mortes

“Still life”. If we keep on living the way we have been living since WWII, creating so much waste and consuming more than we really need, someday Mother Nature will only be a souvenir. A memory of something we use to have but that we’ve destroyed and lost. A still life. An old painting on the wall of a place we once had. Do we really need all that? Personally I don’t think so. I try every day to have a more sustainable style of living…


Dans une lucarne des lucioles, voulaient courir plus vite que le vent.
Dans un parc une tempête intérieure, pire qu'en Asie Mineure, dormait sur un banc.
En vitrine du chagrin, vendu en magasin, à des esclaves dociles.
Des tanks crachaient des fumées noires, envahissaient les trottoirs de nos villes.

On se plante si on oublie, la plante qui en nous survit.
Vivre sans terre et en sursis, une marche funèbre vers l'oubli.
L'oubli de soi...

Des nouveau-nés attrapaient le microbe, le microbe de la mode, une drogue dure d'aujourd'hui.
Des plantes sans tuteur, ni âme-soeur, dans un éternel été sans pluie.

On se plante si on oublie, la plante qui en nous survit.
Vivre sans terre et en sursis, une marche funèbre vers l'oubli.
On se plante si on oublie, la plante qui en nous survit, au mal dominant et à ses folies.


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Photographs © Jennifer Collier. Website by Shenius.